Les allergies au bureau : mythes et réalités

jeune femme au bureau allergique se mouchant dans un mouchoir en papier

La principale allergie dans des bureaux fermés (et les logements en général) provient de l’exposition aux acariens des poussières. Ces insectes microscopiques sont responsables à 75% des allergies respiratoires : rhinite ou conjonctivite allergique. Ou bien de l’asthme allergique à 70%. Ils se nourrissent de déchets organiques et en particulier de peau morte. Leurs besoins d’un taux d’humidité élevé (environ 73%) et d’une température entre 23 et 25° C, les empêchent de proliférer dans les bureaux. Les acariens ne vivent que sous une altitude inférieure à 1200 m.

L’allergène des acariens est lourd et ne reste pas en suspension dans l’atmosphère sauf lorsque l’on soulève de la poussière.

Ou peut-on les trouver au bureau ?

La source principale d’aliments pour acariens est l’homme (sauf si vous avez des animaux au bureau), peau morte notamment. Les acariens élisent ainsi domicile d’abord sur les sièges des bureaux. On les trouvera aussi mais en moins grande concentration (faute de nourriture adéquate) là où la poussière s’accumule : sur le haut des armoires, derrière ou sur des piles de dossiers, dans tous les recoins encombrés …
Enfin on les retrouve sur le sol que ce soit de la moquette ou sur les sols durs.

Une autre source d’allergie courante est l’allergie aux graminées. Soit par exposition directe à l’intérieur (certaines plantes d’intérieur comme le ficus). Soit parce que les plantes sont à l’extérieur et que les allergènes sont transportés à l’intérieur (via le système de renouvellement d’air par exemple).

Un système de climatisation ou de conditionnement d’air mal entretenu peut jouer un rôle dans les phénomènes allergiques. Une concentration élevé de pollens ou de poussières peut favoriser la survenue des symptômes. Des moisissures peuvent aussi déclencher allergies, asthmes et autres problèmes respiratoires.

Et en dehors des allergènes ?

Un autre phénomène auquel sont sensibles les personnes allergiques est la modification brutale de température. Celle-ci entraine une réaction inflammatoire et favorise les réactions allergiques.

Pour terminer ce panorama, on évoquera les polluants domestiques et en particulier les composants organiques volatils (COV). Le benzène est nocif et à ce titre est l’un des rares COV réglementés à ce jour. Ces COV proviennent des peintures, solvants, carburants, … voire des végétaux. Il s’agit de composés organiques présents à l’état gazeux dans l’atmosphère.

L’état des études aujourd’hui ne permet pas de déterminer les effets à long terme sur l’organisme. Mais à leurs contacts, les irritations allergiques peuvent être renforcées.

Quelles actions pour réduire les risques d’allergies

En examinant de plus près le facteur numéro 1 des allergies, à savoir les acariens, on voit tout de suite que le bureau est plutôt un endroit sûr. La chambre à coucher avec son matelas et ses oreillers est le lieu de prédilection des acariens. Du coup, ceux-ci n’ont pas de lieu privilégié de villégiature dans les espaces de travail.

On peut facilement éliminer les rares acariens des bureaux avec quelques mesures simples :

  • Aspirer régulièrement les sièges de bureau et les moquettes avec un aspirateur doté d’un filtre HEPA
  • Ranger son bureau pour que les agents de nettoyage puissent nettoyer intégralement la surface du bureau
  • Ne pas laisser de dossiers, objets, documents au sol ou sur les armoires pour que les agents de nettoyage puissent aspirer ou enlever la poussière partout.

La moquette contrairement à une croyance répandue n’est pas un facteur déclencheur d’allergie. Avec une moquette en bon état, correctement entretenue (avec un aspirateur à filtre HEPA, et un nettoyage approfondi annuel), les acariens et leurs déchets allergisants sont prisonniers des fibres de la moquette. A l’inverse, sur un sol dur, les pas peuvent plus facilement soulever des acariens dans l’air ambiant.

Pour la climatisation et le conditionnement d’air, un entretien régulier par un spécialiste est indispensable pour assurer un air intérieur de bonne qualité exempt d’allergènes et de moisissures.

Il est aussi possible de mettre sous surveillance les COV (Composants Organiques Volatils) et de réagir en cas de d’excès ou d’augmentation. Il existe des solutions basées sur des sondes disposées dans les endroits clés et supervisées par un système central. Pour ce type de solutions, contactez-nous ici.

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